Groundation est un groupe de reggae Californien provenant d’une petite municipalité appelée Sonoma. Il est guidé par le charismatique Harrison Stafford qui s’occupe du chant et de la guitare. La particularité et la marque du band réside dans le mélange de différents styles, notamment le reggae avec le jazz. Après nous avoir livré six albums dont l’indémodable Hebron Gate en 2002, ils nous font part de leur septième, intitulé Building an Ark ce 20 mars.
Que les puristes s’accrochent, il est riche et surprenant ! Harrison Stafford nous livre une perle vraiment plaisante à écouter. Ainsi, la marque du groupe est respectée, les morceaux « Building an Ark », « Be That Way », « Merry-Go-Round », « Who Is Gonna », « Keep It Up » (très beau solo de David Chanere) et « Daniel » mélangent bien les styles reggae et jazz avec la présence des instruments à vent. De toute façon, bien que l’album soit à tendance reggae (normal j’ai envi de dire), un côté très jazzy se fait ressentir.
Le morceau d’ouverture « Building an Ark » peut surprendre au commencement, en effet il débute sur un ton très pop pour finir par nous balancer du pur reggae. Cela surprend mais bizarrement ne déplait pas !
Les membres du groupe ont beaucoup changé, des personnes quittant le band et d’autres, arrivants entre temps. Ici, Kerry Ann Morgan et Kim Pommell sont bien présentent aux chœurs sur les morceaux « Who Is Gonna », Keep It Up » ou encore « Payaka Way ». Ce dernier est tout bonnement une merveille, les onomatopées de Stafford montrant une justesse indéniable dans ses sanglots, dénonçant le système barbare d’aujourd’hui. D’ailleurs avec cet opus l’artiste va encore plus écorcher sa voix, la poussant dans les moindres recoins.
Le morceau « The Dreamer » est un pur régal imposant une ambiance pépère, une voix fracassante et un son lourd. La musique « Humility » quant à elle reste classique, et pourra être directement assimilée au groupe dès la première écoute, la marque étant là. A propos d’écoutes, ce qu’il faut savoir avec Groundation, c’est que cet hymne, ou ce graal, mérite plusieurs écoutes avant de s’immerger totalement dans l’univers. Le dernier morceau, « Sunlight Reflexion » est une merveille de 00:57 minutes, achevant l’œuvre avec brio.
Concernant la pochette de l’album, elle est parfaite, pouvant susciter le rêve mais aussi le mystère, ne sachant pas réellement ce qu’elle représente. Peut être est-ce le monde perçu par Harrison Stafford, qui sait.
Building an Ark est donc, vous l’aurez compris, une nouvelle pépite pour nous à musique culture. Une fois adopté, on ne peut plus s’en passer et on ne peut qu’admirer le talent d’Harrison Stafford. Les fidèles au groupe peuvent souffler et se rassurer, l’opus est vraiment à la hauteur, tant et si bien qu’il figure incontestablement dans les meilleures sorties de ce début d’année. On est tellement fan qu’une interview se prépare très prochainement... On ne vous en dit pas plus !
Parce que le magistral Hebron Gate nous manque : « Babylon Rule Dem »
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« Undivided »
« Payaka Way »
« The Dreamer »
« Keep It Up »
« Sunlight Reflexion »










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