Dans la lignée des « Nuits Ouf », soirées d’art-total du Centquatre programmées par Jaïs Elalouf, cet évènement aura la singularité de faire le pont entre son travail d’artiste réalisateur de films et celui de collectionneur et commissaire.
EXPOSITION « 1967-1977, UNE DÉCENNIE DE CONTESTATIONS »
La collection Elalouf regroupe près de 3000 pièces d’art psychédélique ce qui en fait une des plus vastes en Europe. Cet art se reconnaît à son obsession du détail, ses couleurs vibrantes, ses arabesques irradiantes, ses typographies ondulantes et à sa dimension mystique et surréaliste. Cette exposition est une rétrospective des revendications de la période hippie jusqu’aux années punk autour d’affiches de toutes sortes (cinéma, publicité, musique, social, BD) et la presse underground.
"LAY-OOFF", CRÉATION DE VIDÉO-CLIPS MILITANTS JOUÉS EN LIVE
Toujours amusant et dansant, le show est appelé à évoluer autour de considérations plus larges. Les problèmes d’alimentation, d’éducation, de corruption, de surconsommation, l’urgence de l’écologie. L’aberration du système fondé sur la croissance sera exposée en son et en images. D’autres vidéo-clips militants réalisés par Oof verront le jour par la suite. En attendant, dansez et battez-vous pour un monde meilleur!
LUNIVERS “MOI MUA”
Lunivers (Oof & Lena Kaufman) a composé un titre sur l’individualisme dans l’entreprise. Une sorte de chorale flamenco-dub, où certains patrons jouent avec les nerfs des employés et d’autres se font séquestrer.Ce Cinéclip a été réalisé en trois temps : sampler d’abord l’image et le son des films eux-mêmes, puis créer la musique et enfin revenir à la réalisation du clip. Une première en matière de synchronisation et de montage.
OOF “DISMISS”
Sur « Dismiss », la musique de Modeselektor ajoute à l’ambiance pesante des huit films choisis et laisse transparaitre l’aspect humain des délocalisations. Ici, la technostructure a tranché. L’usine sera délocalisée en Chine, le temps de travail est chronométré, puis les travailleurs licenciés. Les cadres sont dépassés, eux aussi sont menacés par la restructuration. Certains se résignent, d’autres se suicident. Une histoire se termine mal en Occident, avec des familles décomposées, des ouvriers éxédés. Comme le résume le barman qui donne la réplique à José Garcia dans Le Couperet « La société se tire une balle dans le pied ».
OOF “ROCKTHEM”
Avec « Rockthem », Oof a principalement pioché dans deux films cultes et méconnus : Themrock avec Michel Piccoli et L’an 01 de Gébé. Il dénonce l’absurdité de l’aliénation du travail et de la propriété par le capital. Oof défend le désir d’un monde meilleur non comme une utopie mais comme une réalité, à la portée de notre volonté à tous : nous, les « John Doe », les « Monsieur Tout-le-monde » (du film L’homme de la rue de Frank Capra sorti en 1941).
OOF “BLOODY MONEY”
Oof désire montrer que l’argent ne fait non seulement pas le bonheur mais pousse à consommer de manière intensive et illogique. Les marques et les politiciens matraquent de messages publicitaires et nous retirent notre temps disponible pour penser et devenir plus intelligents. La finance, de concert avec les médias, nous épient et nous contrôlent de plus en plus, ils dirigent nos envies et nous font payer une dette factice basée sur des intérêts. Il a été prouvé par de nombreux tests simples que la manipulation d’argent retirait à l’homme 98% de sa compassion pour l’autre…










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