MC : Bonjour, comment allez-vous ?
Billy Ellsworth : (sourire) Oh, un peu comme un lundi matin à 7h00 du mat’…
MC : Alors, ça fait quoi de revenir en France ?
Parker Griggs : (sourire) Oh, on est mieux ici que de retour à la maison, aux States ! C’est plutôt fun de venir ici, pour jouer et voir des publics différents réagir sur nos nouvelles chansons.
MC : D’où vous est venue l’idée de former un groupe de blues-garage/rock ?
Parker Griggs : Au départ, je me suis lancé dans un projet solo appelé Garbage Composal, que j’ai très vite changé par Radio Moscow. J’ai commencé à chercher autour de moi des musiciens et je suis tombé sur Serena Anderson (ndlr : premier bassiste du groupe). Mais tout a réellement commencé pour nous quand on a donné une démo au chanteur des Black Keys, ce qui nous a permis plus tard de signer notre premier contrat chez Alive Record. Billy et Lonnie (ndlr : Billy Ellsworth, bassiste et Lonnie Blanton, batteur du groupe), eux, m’ont rejoint pour la tournée du 3ème album.
MC : Mais justement, comment vous vous êtes trouvés ?
Parker Griggs : J’ai rencontré Billy lors d’un concert de Radio Moscow à San Diego. On était bourré et j’avais besoin d’un nouveau bassiste, du coup, je lui ai proposé. Pour Lonnie, c’est un vieux pote sur facebook qui me l’a recommandé. Je l’ai appelé et voilà… (sourire) En fait, nous sommes quasiment des étrangers les uns par rapport aux autres…
Lonnie Blanton: STRANGERS IN A BAND !
MC : Est-ce que vous pensez que 3 est le nombre idéal pour un groupe de rock ?
Parker Griggs : Ca met toujours du temps pour trouver la bonne formule. Chaque groupe doit trouver son équilibre. Je crois que Radio Moscow a trouvé le sien avec 3. Oui, 3, c’est LE nombre magique !
MC : Et d’où vient le nom Radio Moscow ?
Parker Griggs : Oh, rien de bien extravagant. En fait, c’est une vieille chanson de garage-rock, appelée « Go Go Radio Moscow »…
MC : Et la rencontre avec Dan Auerbach (ndlr : chanteur des Black Keys) ? Comment ça s’est passé ?
Parker Griggs : C’est un mec vraiment sympa. En fait, lors d’un concert dans le Colorado, on lui a passé une démo. Et puis, près d’un an plus tard, il m’a appelé et on a parlé un peu ensemble. C’est à ce moment qu’il nous a proposé d’enregistrer un album sur son label Alive Record. C’est lui qui m’a encouragé à chanter, parce qu’à la base, je n’étais qu’un musicien. C’est essentiellement grâce à lui qu’on en est là aujourd’hui, il a vraiment aidé à ce que les choses aillent dans le bon sens !
MC : Revenons à votre dernier album, The Great Escape Of Leslie Magnafuzz. Première question : qui est Leslie ?
Parker Griggs : Hum, je pense que c’est un personnage, un personnage venant d’ailleurs et débauché qui est la représentation de notre mode de vie aujourd’hui, une espèce d’idylle.
MC : Y a-t-il un lien entre « Magnafuzz » et votre son ?
Parker Griggs : cela est une référence directe au son de la guitare. « Magna » correspond à l’aspect magnétique imagée des micros d’une guitare électrique et « Fuzz » c’est cette saturation singulière que j’aime et qui parle à beaucoup de guitaristes rock… LA REFERENCE !
MC : Quel est votre plus beau souvenir de scène ?
Parker Griggs : (pensif) Hum, je ne sais pas… On a joué en Serbie, quelques années auparavant… A Zagreb, je crois… Non ça c’est la Croatie (rire). Ils avaient peint sur la scène la pochette de Brain Cycles (ndlr : le précédent album du groupe). C’était vraiment sympa !
MC : Et votre pire ?
Parker Griggs : Ca !!! (ndlr : il nous montre la cicatrice sur le front qu’il s’est faite avec sa guitare). (rire général) C’était un peu avant que les gars me rejoignent, en janvier je crois…
MC : Après la sortie de votre nouvel album, pouvez-vous nous dire si le travail du son et des compositions ont évolué ? Passez-vous plus de temps à travailler vos morceaux ?
Parker Griggs : Le travail technique n’a pas évolué, depuis le début je compose mes riffs au feeling… le plus important c’est d’être sur la même longueur d’ondes avec les autres musiciens, pas besoin de trouver les meilleurs… pendant des années j’ai changé de partenaires, et aujourd’hui comme hier je n’ai jamais été déçu (rire et regard vers le batteur). Parfois nous sommes même complètement étrangers mais rien ne nous arrête dès qu’on branche les amplis !
MC : Quel type de matériel conseilleriez-vous à nos lecteurs musiciens qui veulent du son « RADIO MOSCOW » ?
Parker Griggs : J’ai une préférence pour la Fender Stratocaster, mais sans cela je dois dire que le mieux reste le matériel vintage, peu importe la marque, les amplis a lampes type années 60/70. La « gniak » fera le reste ! (rires)
Retranscription effectuée en collaboration avec Vincent.












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